Les traditions en Chine

Les coutumes

Le mariage

À l'origine des traditions chinoises, 6 rites jalonnaient le mariage : le choix de la mariée, la demande du nom (avec la comparaison des thèmes astraux pour être surs que les destinées des futurs époux soient compatibles), l'envoi de cadeaux par la famille du jeune homme, la proclamation des fiançailles, la détermination de la date du mariage (en suivant les astres favorables) et, enfin, le grand jour: le mariage(autrement dit l'entrée officielle de l'épouse dans la maison du mari).
De nos jours, les entremetteuses qui determinaient autrefois le choix de l'épouse sont désormais remplacées par des collègues de travail,les agences matrimoniales ou Internet.
Le rouge, symbole de bonheur et de joie, couleur traditionnelle, est maintenant peu à peu remplacé par le blanc, légère occidentalisation.Ce qui n'empêchera pas la mariée du jour d'afficher un peu plus tard dans la journée une superbe qipao fendue jusqu'à mi-cuisse.
Dernier trait d'union entre modernité et tradition, dernier rite de cette journée qui, comme ailleurs, se doit d'être festive: le naofang . Les amis sont chargés d'accompagner les mariés jusqu'à la chambre nuptiale et les taquinent aussi longtemps que possible avant de leur laisser l'intimité de la fin de la nuit.

Les funérailles

A l'poque de l'Antiquité, lorsqu'un homme mourait, la famille et les fidèles lui glissaient dans la bouche quelques fils de soie pour vérifier qu'il ne respirait plus. Ensuite on procédait au rappel de l'âme, au bain rituel et à l'habillement du cadavre. On le plaçait le défunt dans le cercueil avec de la nourriture ou un morceau de jade pour protéger le corps. L'âme du mort était alors transportée jusqu'au dieu du sol et honorée par des prières psalmodiées par des prêtres bouddhistes conviés à la cérémonie. Une tablette funéraire était finalement placée sur l'autel familial seulement 49 jours après le decès.
De nos jours, le coton blanc a remplacé les tissus naturels beige brut ou écru sans ornement ni couture uniquement fabriqués pour représenter la mort dans l'au delà.

Les religions en Chine

Il est très difficile de parler de religions dans la culture chinoise. Philosophies, coutumes, traditions orales et superstitions se mélangent derrière un mot beaucoup trop rigide pour l'Empire du Milieu. On peut cependant noter que trois doctrines se mêlent entre elles (bouddhisme , taoïsme et confucianisme) qui s' associent à un ensemble de croyances populaires et de superstitions locales pour former ce que l'on appelle la religion en Chine.

Le Confucianisme

Né au Ve siècle av. J.-C. Confucius , fondateur d'une morale politique, met surtout l'accent sur le civisme et l'homme de bien.Ce dernier se doit dese perfectionner tout au long de sa vie par l'étude et mettre sa rectitude intérieure à l'épreuve par le respect des rites. Selon Confucius, l'homme peut toujours s'améliorer.

Le Taoïsme

Mystique et naturaliste, le taoïsme se differencie du confucianisme par nature essentiellement social. Le sage taoïste cherche la Voie, le Chemin qui ne peut se prononcer car il représente une forme de réalité absolue et néanmoins invisiblee. Le taoïsme est donc par sa nature même une doctrine ambigue.
Parmi les méthodes préconisées par les taoïstes,on note en particulier la quête du Dao, le non-agir (Wuwei) et la pratique du paradoxe qui sont sont les fondamentaux de la philosophie taoïste. Ne pas agir ne signifie pas être passif mais au contraire essayer de mettre en place une forme d'action en lien avec le monde et non contre lui. Quant au paradoxe, il vise à retrouver l'unité primordiale présente au cœur de chaque chose et de chaque être, à l'image du yin et du yang qui ne s'opposent pas mais qui, au contraire, se complètent. Cet Un, origine de tout, est un élément central de la mystique taoïste. L'idéal étant de faire corps avec le Dao.

Le Bouddhisme

A la base de la philosophie bouddhiste, les Quatre Nobles Vérités partent du principe que la vie est souffrance. Le Bouddhisme tente de remonter à l'origine de cette souffrance pour mieux s'en extraire. Pour y arriver, l'homme peut et doit faire cesser la douleur en se libérant de ses désirs, du karma et suivre le « noble sentier octuple » énoncé par le bouddha. Les trois principes fondamentaux du Bouddhisme sont
-la non-permanence de tous les éléments.
-la souffrance inhérente à tous les éléments.
-l'absence d'ego de tous les éléments.
Moralité, méditation et sagesse de doivent d'être pratiquées simultanément et quotidiennement.